Historique

C’est en 1516 que l’on trouve établie l’existence « d’escoles » à Guingamp. Elles relevaient alors de l’évêque de Tréguier ; mais l’enseignement qui s’y dispensait semble avoir été fort irrégulier, en raison surtout de la difficulté à trouver des enseignants stables et qualifiés.

Il faut en effet attendre 1566 pour voir les maîtres d’école – ils étaient deux, maître Jean Marchant et Jean Belhom – émarger très modestement (10 livres 10 sols par mois) au budget municipal.

Ce modeste Collège était situé au 16ème siècle près de la chapelle Saint-Nicolas avant de changer de place au cœur de la ville close, dans un immeuble voisin de l’actuel presbytère.

1605 à la revolution

Le « précepteur de la jeunesse » qui depuis 1605 jouissait du monopole de l’enseignement à Guingamp, était un ecclésiastique. Sa fonction faisait de lui une notabilité de la ville. Il était nommé et défrayé par la communauté des bourgeois qui pouvaient à leur gré le destituer. Le « Principal », comme on devait plus tard l’appeler, était aussi la plupart du temps, le seul enseignant du Collège. Il lui fallait accepter, à son entrée en charge, les conditions édictées par la communauté de ville. En 1661, par exemple, Maître Maquart dût souscrire à différentes conditions comme les horaires des cours selon la saison ou encore l’obligation une fois par semaine d’enseigner le catéchisme et les rudiments de l’histoire chrétienne.

A la révolution, les locaux du “ Collège ” furent vendus. Le 18 Germinal an III (7 avril 1795), le nouveau département des Côtes-du-Nord fut doté de deux écoles secondaires, dites écoles centrales, dont l’une fut implantée à Guingamp. Mais la municipalité de Saint- Brieuc fit avorter ce projet. Guingamp n’eut donc pas d’Ecole Centrale. Elle n’obtint que le droit d’organiser à son gré un établissement d’enseignement secondaire où se donnerait une instruction classique. Cette possibilité fut exploitée ; et le 13 prairial an VII, le collège secondaire de Guingamp s’établit d’abord dans la maison du presbytère, puis dans le vieil hôpital général.

1850-1869

Entre-temps les frères de La Mennais avaient implanté dans la ville une de leurs écoles. Mais le conseil municipal, dans la lutte qui opposait les frères à « l’école mutuelle », prit fait et cause pour cette dernière, et retira aux frères la subvention qu’elle leur versait et les délogea du local qui les abritait (1831)

Le Conseil municipal de Guingamp accorda à «l’Institution libre» d’enseignement secondaire les «bâtiments du Collège consistant dans l’aile sud de la maison construite au haut du champ de foire». Cet établissement prit officiellement en 1852, le nom d’ « Institution libre de Notre Dame ».

Les années 1866-1890 furent marquées par la présence à la tête de l’Institution de l’abbé Cotentin. Grand Supérieur, éducateur hors pair, prêtre éminent, il fut l’artisan du redressement de sa maison  et contribua, contre vents et marées, à en assurer le renom. Notre Dame lui doit sa fière devise : « Vir Ex Virtute, être homme par la vertu ».

En 1869, grâce à la générosité d’Emmanuel de le Bégassière, l’institution s’installa dans le domaine des Capucins qui tirait son nom d’un couvent de pères capucins que la Révolution avait chassés.

C’est dans ce lieu que l’Institution Notre Dame allait définitivement s’établir et prospérer. 

Les élèves affluant (156 en 1896, 224 en 1903, 278 en 1915, 324 en 1923, 422 en 1940), les vieux bâtiments monastiques se révélèrent bien vite trop exigus. Il fallut se lancer dans un vaste programme de constructions.

1914-1968

En 1914, le bâtiment Notre-Dame fut réquisitionné pour servir d’hôpital. Ce ne fut pas dès lors un petit problème à résoudre que d’assurer l’hébergement de 278 élèves, d’autant plus que la plupart des bâtiments furent aussi saisis par l’autorité militaire pour abriter bureaux et trésorerie d’un régiment replié.

Le second conflit mondial valut au Collège-honneur assez rare pour un tel établissement-la Croix de Guerre, avec étoile d’argent ; cette distinction venait rendre hommage au courage et au patriotisme militant de l’ensemble des membres du personnel et des élèves de l’établissement.

Du chanoine OLLIVIER au chanoine LIBERGE, l’Institution Notre Dame continuera sa progression et en 1957, à la demande de Mgr Coupel, évêque de Saint Brieuc, les frères de Ploërmel sont appelés à la direction de l’établissement. Les frères LE PENNUEN, BELLEC et LAMANDE continuent l’œuvre de développement et d’adaptation à des besoins scolaires toujours plus exigeants et diversifiés. De nouvelles constructions surgissent (gymnase, salles de classes spécialisées…).

En 1959 l’Institution Notre Dame passe sous contrat avec l’Etat en application de la Loi Debré .

L’établissement se développe. C’est encore un collège masculin mais à partir de l’année 1967-68 un rapprochement se fait avec l’Institut Saint-Dominique, collège féminin tenu par des Dominicaines, pour aboutir, en quelques années, à la mixité totale.

1974-1999

En 1974, en accord avec les Frères de Ploërmel et les responsables diocésains de l’enseignement Catholique, la Direction est confiée à un Directeur laïc : M. Jean-Yves Savidan. Ainsi, l’Institution Notre Dame continue son chemin dans la même finalité : formation scolaire, technique, humaine des jeunes et ÉVEIL de ces jeunes à la vie spirituelle pour une maîtrise toujours plus sûre de l’existence.

Au fil des réformes l’établissement devient le Lycée secondaire Notre Dame.

En 1977, avec la création des secondes T4 tout d’abord, suivie de l’ouverture des séries SMS et STT, Notre-Dame devient Lycée Secondaire et Technique.

En 1986 le lycée s’ouvre à l’enseignement supérieur grâce à l’implantation d’un premier BTS (Action Commerciale), suivie en 1988 d’une seconde formation (Bureautique devenu Assistant de Direction).

C’est également en 1988 qu’on assiste au départ des derniers frères de Ploërmel.

En 1989, M. Savidan, nommé Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique, passe le relais à M. Daniel Le Chevillier qui poursuit l’ouverture de l’établissement au monde socio-économique.

Une troisième formation de techniciens supérieurs voit le jour en 1994 (Métiers de l’Eau).

En 1996-1997, appelé à la direction de Charles-de-Foucauld à Brest, M. Daniel Le Chevillier est remplacé dans sa fonction à Notre-Dame par M. Philippe Le Faou, ancien élève de l’établissement, ancien directeur du Collège Saint-Yves à Tréguier et ancien responsable des formations du second degré à la DDEC de Saint-Brieuc.

1998-1999 voit la fusion du Collège Saint-Dominique et du Lycée-Notre Dame. M. Le Faou devient le Directeur de l’ensemble Lycée-Collège.

Depuis 1999

L’établissement se développe alors sur deux plans :

  • sur le plan pédagogique tout d’abord :
    Ce développement est marqué par l’ouverture d’une quatrième section de Techniciens Supérieurs (BTS Esthétique-Cosmétique) en 2001, l’ouverture des Sections Européennes en Lycée et Collège en 2003 et 2004 et le développement des classes préparatoires aux concours IFSI (Instituts de Formation en Soins Infirmiers).
  • A cela on pourrait ajouter la création des sections bilangues en collège, l’apprentissage de la langue chinoise offert aux lycéens, la préparation aux examens de l’Université de Cambridge…
  • sur le plan des infrastructures ensuite :
    En quelques années l’établissement va créer un centre multimédia, rénover ses laboratoires de sciences physiques et biologie, construire un pôle étudiant, développer un parc informatique de près de 600 postes, mettre en réseau la quasi-totalité de ses salles, munies chacune de la vidéo-projection et construire un internat ultra-moderne : les élèves disposent de conditions d’internat assez exceptionnelles grâce à un bâtiment de 120 lits en chambres individuelles et un autre qui a vu le jour en novembre 2007 et disposant de 120 lits en chambres doubles. Un dernier internat d’une centaine de lits plus récent complète les possibilité